La plupart des systèmes d'exploitation actuels utilisent des systèmes de fichiers avec des fonctions avancées: gestion des droits, journalisation...
Entre autres, NTFS (Windows) et ext3 (Linux) sont capables d'enregistrer la date de dernier accès à un fichier.
Si c'est très pratique pour contrôler quand un fichier a été accédé, cela veut dire que pour chaque lecture de fichier il y a...
une écriture disque !
Du point de vue performance, c'est aberrant.
A moins d'avoir absolument besoin de cette fonctionnalité (serveurs sécurisés, traçabilité...), on peut la désactiver.
Certains spécialistes du noyau Linux estiment qu'on peut gagner jusqu'à 10% en performances disque.
Sous Windows 2000/XP/2003/Vista (NTFS uniquement)
Ouvrez l'éditeur de base de registre (regedit) et allez dans:
HKEY_LOCAL_MACHINE\SYSTEM\CurrentControlSet\Control\FileSystem
et créez la variable (clic-droit, nouveau, valeur DWORD):
NtfsDisableLastAccessUpdate
avec la valeur
1
La modification devrait prendre effet immédiatement.
Sous Linux
Éditez votre fichier
/etc/fstab et ajoutez les options
relatime et
nodiratime à la partition concernée.
Exemple:
# /etc/fstab: static file system information.
#
# <file system> <mount point> <type> <options> <dump> <pass>
proc /proc proc defaults 0 0
/dev/sda1 / ext3 defaults,errors=remount-ro,relatime,nodiratime 0 1
/dev/sda2 none swap sw 0 0
Puis remontez vos disques (ou redémarrez pour la partition racine).
Remarque :
relatime ne désactive pas les écriture lors des accès aux fichiers dont certains logiciels ont besoin de connaître la date de dernier accès. Il existe l'option
noatime qui désactive
totalement les écritures lors des accès aux fichiers.
nodiratime désactive les écritures lors de l'accès aux dossiers. Regardez le manuel de
mount pour plus d'informations.
Remarque 2 : Tous les noyaux Linux ne possèdent pas l'option
relatime. Dans ce cas, utilisez
noatime.